LES ATP d'ALès

L’association « Les Amis du Théâtre Populaire » d’Alès
réunit des spectateurs (un peu) fous de théâtre.

Qui sommes-nous ?

Pourquoi le théâtre et pourquoi le festival « les Atypiques »? 

Pour optimiser l’art vivant, l’ancrer dans le présent, le rendre encore plus propice à la rencontre, à l’échange, au débat… Pour le plaisir de partager des émotions que nous avons éprouvées devant des spectacles, récents ou classiques revisités qui soulèvent des questions du monde d’aujourd’hui, dans des formes théâtrales ​contemporaines. 

Les spectacles sélectionnés sont souvent de petites formes, intimistes, qui permettent aux spectateurx d’être pleinement réceptifs, tout près du jeu, de faire corps avec les acteurs.

Où nous voir ?

Les ATP programment à Alès et dans la région alésienne une douzaine de spectacles chaque année.
Cette programmation se déroule en deux temps :

Les ATyPiques en été :
un petit tour aux beaux jours, fin juin, dans des jardins, à la fraîche

Les ATyPiques en novembre : 
une fête du théâtre, une fête du coeur et de l’esprit, avec sourires, émotions, rires, réflexions… Chaque représentation est une rencontre conviviale autour d’une oeuvre.

« Ce qui fait la spécificité des ATyPiques, c’est la façon dont est construite sa programmation : Elle est l’oeuvre d’un groupe de spectateurs passionnés de théâtre qui recherchent tout au long de l’année des réalisations accessibles dans la région et au- delà, en discutent puis choisissent collectivement les meilleurs de ces spectacles  qui constitueront le programme du festival de novembre."

D'où venons-nous ?

Les ATP viennent de loin. L’association s’est créée à Alès fin 1977, inspirée par le grand élan de théâtre populaire initié par Jean Vilar en Avignon. Et dès l’année suivante, elle a lancé le « Festival du Jeune Théâtre » dont l’objectif affirmé était de révéler de jeunes créateurs, les grands de demain : 20 éditions successives et une notoriété nationale. Elle a aussi assuré un temps la programmation du théâtre municipal (pas encore le Cratère).

Lorsque cette scène Nationale a été installée en 1991, les ATP ont continué à s’inscrire dans l’esprit du spectateur actif, du spectaCteur vivant de cet art vivant, ne se contentant pas d’applaudir dans le noir des salles. Les Atypiques sont nés en 1998  (24 éditions de programmation originale, différente et parallèle à celle, vaste et appréciée du Cratère). Cette programmation atypique est le choix des spectateurs eux-mêmes qui, en 44 ans, ont fait vivre plus de 600 spectacles de théâtre.

Où allons-nous ?

Les ATP vont continuer à prendre, avec vous si vous le voulez, un plaisir théâtral inconcevable. Sans rencontres, sans échange, sans convivialité à quoi servirait cet art essentiellement social ? Après chaque représentation, les spectateurs sont invités à prolonger, un verre à la main, avec les acteurs, le plaisir du théâtre… en toute simplicité.

Les bénévoles de l'association œuvrent pour faire rayonner les arts de la scène localement.

Rejoindre l'association

Rejoindre l'association pour le théâtre populaire permet de soutenir la création artistique accessible.

ADHESION
 PDF de la saison

Du 3 Novembre au 4 décembre  2026

FEDERICO(S)

Texte de Filip Forgeau
par  Kevin Perez
Cie Création Éphémère

1936-2026 : il y a 90 ans les hordes fascistes, emmenées par le général Franco, déferlaient sur l’Espagne républicaine pour s’y maintenir d’une main de fer pendant près de 40 ans. À l’heure où la vague brune semble prête à nous submerger si nous n’y prenons garde, il est salutaire de se souvenir.
Dans ce texte puissant et poétique Filip Forgeau nous conte la guerre d’Espagne et l’exil en France à l’aune de trois générations : grand-père, père et fils. Federico a tout à la fois 90 ans, 60 ans et 30 ans. C’est un récit des stigmates solidement ancrés dans les familles des deux côtés des Pyrénées.

"C'est une histoire intine qui rejoint l'Histoire dans ses
joies, ses peines et son fracas." La Montagne

"Bien que l'automne de l'Histoire couvre vos tombes de la
poussiève apparente de l'oubli, jamais nous ne renoncerons pas même au plus ancien de nos rêves."
Miguel Hernández, mort à 31 ans dans les geôles franquistes

"Il est  des  patries  qui  n'habitent  aucun e  te r r e  m a i s
dorment  au fond  des  cicatrices."
Salah Al Hamdani, poéte contemporain AbanaisExemple de texte. Cliquez pour sélectionner l'élément de texte.

Mardi 3 Novembre
20h30
Salle des fêtes de Saint-Jean-du-Pin

(ex)ode

écriture et mise en scène Matias Chebel 
avec Matias Chebel, Elie Maalouf  et Marc Vorchin
Coproduction Zumbo et MBM

Une odyssée musicale passionnante qui rend hommage aux migrants de tous les temps, de tous les pays, une épopée pleine d’humanité. Une ode à l’exode.
En 1897, Nassif a 21 ans lorsqu’il quitte Beyrouth pour l’Argentine. Son arrière-petit-fils, Matias, né à Buenos Aires, a 28 ans lorsqu’il arrive en France en 2001. Riche de ses racines et de sa propre expérience de l’exil, Matias Chebel allie récits en français et chants d’ailleurs, interprétés en italien, espagnol, portugais, arabe, grec et tupi-guarani.
Le comédien et chanteur argentin est accompagné par le libanais Elie Maalouf au piano, buzuq et aux percussions, et Marc Vorchin, né aux Antilles, au saxophone, à la clarinette et à la flûte traversière.

"Un spectacle d’une grande beauté, aussi émouvant qu’absolument nécessaire "
La Provence
"Avec finesse, humour et tendresse, Matias Chebel touche les spectateurs au cœur. Un magnifique moment."
LeDauphiné Libéré
"Un très beau spectacle, entre concert et théâtre, et un grand moment de partage et d’humanité"
Coup de Théâtre

Samedi 7 novembre
Cendras
salle Biosphéra
20h 30

debout les singes 

Hommage à Yves Coppens
de Pascal Lasnier
mise en scène Jean-Daniel Laval
avec Elric Thomas et Marthe Janssen
Une production Sea Art

L’homme descendrait du singe descendu de l’arbre ? Déjà qu’avec Galilée, notre terre n’était plus au centre de l’univers, voilà qu’avec Darwin, la science viendrait contester les tenaces croyances divines créationnistes multi millénaires. La question est d’importance. Il faut y regarder de plus près.
Dans un zoo, un agent d’entretien prend son service devant l’enclos des chimpanzés. Une paléoanthropologue qui poursuit là un peu tardivement ses recherches est retenue par le système de sécurité qui bloque toutes les issues. De la rencontre improbable des deux protagonistes va naître un échange, une discussion, un partage, une découverte depuis l’apparition de la vie sur terre à l’évolution et au passage à la bipédie.
On se trouve emporté par ce dialogue interactif avec d’une part une scientifique au cursus universitaire bien abouti et d’autre part un homme de terrain à l’intelligence pragmatique et néanmoins fine. Un vrai spectacle théâtral qui mêle humour et émotion dans une performance pédagogique servie par le jeu efficace des comédiens.

Un challenge réussi, et en plus ces primates arrivent même à nous faire rire."
La Presse

Mardi 10 novembre
Médiathèque d’Alès
18h30

LE PREMIER SEXE OU LA GROSSE ARNAQUE DE LA VIRILITÉ

De et par Mickaël Délis
La Reine Blanche production 

Une brillante réplique au « Deuxième Sexe », prolongeant le pamphlet de Simone de Beauvoir contre le patriarcat mais avec, en plus,  un humour joyeux, décapant, qui fait mouche. C’est quoi être un homme, un mâle,  un mec, un vrai ? Et les faux, on en fait quoi ?
Mickaël Délis nous propose le récit réjouissant de son émancipation. Il déroule allègrement l’autobiographie de sa libération, convoquant sur scène des personnages qu’il campe avec talent : sa mère, son psy, un prof, ses potes, ses exs… pour un condensé de sa vie en tableaux et anecdotes qui bousculent la normalité d’une masculinité toxique et ses injonctions viriles, désuètes, décortiquant au passage les lieux communs, les comportements coutumiers, les expressions courantes : « Tu seras un homme mon fils. » 

Une briante répique au « Deuailme Sexe », preicegeant le pamphlet de Simone de Beouvoir contre le patriarcat mais vvec, en plus, un humour joyeur, décanant, qui fait moucho C'est quoi être un homme, un male, un mec, un vrai ? Et les faux, on en fait quoi ?

Mercredi 18 novembre Auditorium de Rousson
20h30

UN JOUR, J'IRAI À VANCOUVER

De et par Rachid Bouali
Collaboration artistique : Gilles Defacque et AlainMollot 
Cie La Langue Pendue 

Ils s'appellent Akim, Miguel, Mourad, Jean-Jean ou encore Vincent, ils fument de l'herbe, rêvent de filles qu'ils découvrent dans un catalogue La Redoute qui est, pour eux,« l'éducation sexuelle par correspondance ». Scotchés toute la journée à l'arrêt de bus 26, naufragés de l'école publique, empêtrés dans les petits trafics... La vie de ces jeunes garçons va basculer lorsqu'ils atterrissent par mégarde dans un atelier de théâtre. Belle mise en abyme où la petite bande, avec un étonnement certain, rencontre L'Antigone de Sophocle.
Rachid Bouali place au cœur du spectacle une découverte pour ces jeunes: celle des belles lettres et du théâtre. Un parcours semé d’embûches : honte de s’adonner à une activité intellectuelle, difficulté à sortir du personnage de caïd que chacun s’est créé au sein de la cité, confrontation des langages – celui du quartier, déformé, inexact, et celui de l’atelier, emprunté à Chrétien de Troyes ou à Corneille.

D’une générosité rare, Rachid Bouali vous fera naviguer entre rires et émotion "
Le Parisien
" Un spectacle empli d’humanité, éloigné des clichés véhiculés à l’envi par les médias sur la banlieue "
La Dépèche du Midi
" Un spectacle très drôle, souvent émouvant et pétri d’humanité "
Télérama TTT

Vendredi 20 octobre
Saint-Martin-de-Valgalgues
salle Lafare-Alais
20h30

NOTRE JEUNESSE 

texte Olivier Saccomano
Mise en scène Anaïs Assémat
avec Thomas Garri, Adeline Bracq, Nastasia Singla, Nader Soufi, Fani Carenco, Paul  Scanu, Grégory Nardella
Compagnie : L’Eau qui Brûle 

L’action se passe en été, dans la banlieue d’une grande ville. C’est le 14 juillet, la célébration officielle d’une révolution lointaine, pendant que dans les rues, des jeunes gens qui n’ont jamais porté les armes mènent une bataille dont ils cherchent le nom…
Écrit par Olivier Saccomano, porté par sept comédiens et un musicien, ce texte intense explore la crise identitaire de la jeunesse d’aujourd’hui qui n’arrive pas à se faire entendre et n’est pas reconnue.
C’est l’histoire de Grim, un jeune homme de 20 ans. Il décide de disparaître en faisant croire qu’il est mort noyé, mais avant, il veut braquer le bar du coin dont il sait que le patron ne vide jamais la caisse le soir.
C’est aussi l’histoire d’Anna, du même âge, qui apprend qu’elle est enceinte d’un séducteur sans scrupules. Bouleversée, elle se sent seule, ne sait pas comment affronter cette épreuve, se saoule et se fait embarquer par la police pour état d’ébriété et outrage à agent. Le commissaire, naturellement tendu, est plus agressif encore en cette veille de 14 juillet. Les deux destins d’Anna et de Grimm vont ainsi se croiser…

Cette pièce me touche profondément. Elle parle aux jeunes parce qu’elle parle des jeunes. Elle doit résonner comme pour leur dire : « Regardez, vous existez ! "
Anaïs Assémat, metteuse en scène. 
" La force de ce spectacle réside dans les comédiens. La puissance  de leurs adresses directes aux spectateurs "
La Provence
Anaïs Assémat  dresse avec brio le portrait fracassant d’une jeunesse en souffrance et désillusionnée "
La couleur des planches

Vendredi 27 novembre à la Maison de l’Eau
20h30
un coaccueil  Les AtyPiques - Maison de l’Eau - Le Cratère -

LARZAC 

de et par Philippe Durand Compagnie 13.36

« Nàn non la gérance ça me pompe mais c’est absolument génial et puis y a d’l’intelligence et puis y a du partage oh j’adore.J’adore comment on n’est pas d’accord et comment on a envie de l’être ! »   Ces quelques mots disent tout de la langue et du récit, coloré, à l’esprit vif et joyeux de cette  expérience d’exploration rurale.
A la croisée du documentaire et du théâtre , Philippe Durand  est seul en scène mais ce sont des dizaines de paysans qui racontent le Larzac d’aujourd’hui.  Il a pris le temps d’écouter pour nous livrer  ce récit et rendre ainsi  un vibrant hommage aux  habitants de ce Causse.
Il ne s’agit  pas d’un retour sur la lutte emblématique des années 1970, mais bien de raconter le présent avec la création de l’outil de gestion collective réussie. C’est un véritable  mélange d’intimités, d’inventions, de réflexions sur notre rapport à la propriété , sur l’agriculture paysanne,  émouvant combat  pour une autre société.  Expérience unique,  cette  aventure collective, vivante, et exemplaire  résonne comme une bulle d’espoir.
Bienvenue en utopie.

On quitte la salle éclairé par le récit net et précis de ces expériences qui ont su faire de l’utopie une réalité "
Joelle Gayot. Le Monde
 " une merveille d’intelligence collective"
Le Canard Enchaîné
Le comédien utilise avec simplicité les outils du théâtre pour incarner les paysans du plateau qui assument une agriculture innovante, basée sur le collectif et la démocratie."
Télérama

Vendredi 4 décembre
bar Le Prolé 32 rue Bauteville 20h30

La FATP 

Fédération des Associations de Théâtre Populaire

Fondée en 1966, la Fédération des Associations de Théâtre Populaire  relie des associations de spectateurs de la France entière, du sud au nord, à travers une passion commune, le théâtre. Elle rassemble quinze associations. Elle est un lieu d’échanges, de partage et de circulation des œuvres et des idées.

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