Texte de Filip Forgeaupar Kevin PerezCie Création Éphémère
1936-2026 : il y a 90 ans les hordes fascistes, emmenées par le général Franco, déferlaient sur l’Espagne républicaine pour s’y maintenir d’une main de fer pendant près de 40 ans. À l’heure où la vague brune semble prête à nous submerger si nous n’y prenons garde, il est salutaire de se souvenir.Dans ce texte puissant et poétique Filip Forgeau nous conte la guerre d’Espagne et l’exil en France à l’aune de trois générations : grand-père, père et fils. Federico a tout à la fois 90 ans, 60 ans et 30 ans. C’est un récit des stigmates solidement ancrés dans les familles des deux côtés des Pyrénées.
"C'est une histoire intine qui rejoint l'Histoire dans sesjoies, ses peines et son fracas." La Montagne "Bien que l'automne de l'Histoire couvre vos tombes de lapoussiève apparente de l'oubli, jamais nous ne renoncerons pas même au plus ancien de nos rêves."Miguel Hernández, mort à 31 ans dans les geôles franquistes "Il est des patries qui n'habitent aucun e te r r e m a i sdorment au fond des cicatrices."Salah Al Hamdani, poéte contemporain AbanaisExemple de texte. Cliquez pour sélectionner l'élément de texte.
Mardi 3 Novembre20h30Salle des fêtes de Saint-Jean-du-Pin
Réservation
écriture et mise en scène Matias Chebel avec Matias Chebel, Elie Maalouf et Marc VorchinCoproduction Zumbo et MBM
Une odyssée musicale passionnante qui rend hommage aux migrants de tous les temps, de tous les pays, une épopée pleine d’humanité. Une ode à l’exode.En 1897, Nassif a 21 ans lorsqu’il quitte Beyrouth pour l’Argentine. Son arrière-petit-fils, Matias, né à Buenos Aires, a 28 ans lorsqu’il arrive en France en 2001. Riche de ses racines et de sa propre expérience de l’exil, Matias Chebel allie récits en français et chants d’ailleurs, interprétés en italien, espagnol, portugais, arabe, grec et tupi-guarani.Le comédien et chanteur argentin est accompagné par le libanais Elie Maalouf au piano, buzuq et aux percussions, et Marc Vorchin, né aux Antilles, au saxophone, à la clarinette et à la flûte traversière.
"Un spectacle d’une grande beauté, aussi émouvant qu’absolument nécessaire " La Provence "Avec finesse, humour et tendresse, Matias Chebel touche les spectateurs au cœur. Un magnifique moment." LeDauphiné Libéré "Un très beau spectacle, entre concert et théâtre, et un grand moment de partage et d’humanité" Coup de Théâtre
Samedi 7 novembreCendrassalle Biosphéra20h 30
Hommage à Yves Coppens de Pascal Lasniermise en scène Jean-Daniel Lavalavec Elric Thomas et Marthe JanssenUne production Sea Art
L’homme descendrait du singe descendu de l’arbre ? Déjà qu’avec Galilée, notre terre n’était plus au centre de l’univers, voilà qu’avec Darwin, la science viendrait contester les tenaces croyances divines créationnistes multi millénaires. La question est d’importance. Il faut y regarder de plus près.Dans un zoo, un agent d’entretien prend son service devant l’enclos des chimpanzés. Une paléoanthropologue qui poursuit là un peu tardivement ses recherches est retenue par le système de sécurité qui bloque toutes les issues. De la rencontre improbable des deux protagonistes va naître un échange, une discussion, un partage, une découverte depuis l’apparition de la vie sur terre à l’évolution et au passage à la bipédie.On se trouve emporté par ce dialogue interactif avec d’une part une scientifique au cursus universitaire bien abouti et d’autre part un homme de terrain à l’intelligence pragmatique et néanmoins fine. Un vrai spectacle théâtral qui mêle humour et émotion dans une performance pédagogique servie par le jeu efficace des comédiens.
" Un challenge réussi, et en plus ces primates arrivent même à nous faire rire." La Presse
Mardi 10 novembreMédiathèque d’Alès18h30
De et par Mickaël DélisLa Reine Blanche production
Une brillante réplique au « Deuxième Sexe », prolongeant le pamphlet de Simone de Beauvoir contre le patriarcat mais avec, en plus, un humour joyeux, décapant, qui fait mouche. C’est quoi être un homme, un mâle, un mec, un vrai ? Et les faux, on en fait quoi ?Mickaël Délis nous propose le récit réjouissant de son émancipation. Il déroule allègrement l’autobiographie de sa libération, convoquant sur scène des personnages qu’il campe avec talent : sa mère, son psy, un prof, ses potes, ses exs… pour un condensé de sa vie en tableaux et anecdotes qui bousculent la normalité d’une masculinité toxique et ses injonctions viriles, désuètes, décortiquant au passage les lieux communs, les comportements coutumiers, les expressions courantes : « Tu seras un homme mon fils. »
Une briante répique au « Deuailme Sexe », preicegeant le pamphlet de Simone de Beouvoir contre le patriarcat mais vvec, en plus, un humour joyeur, décanant, qui fait moucho C'est quoi être un homme, un male, un mec, un vrai ? Et les faux, on en fait quoi ?
Mercredi 18 novembre Auditorium de Rousson 20h30
De et par Rachid Bouali Collaboration artistique : Gilles Defacque et AlainMollot Cie La Langue Pendue
Ils s'appellent Akim, Miguel, Mourad, Jean-Jean ou encore Vincent, ils fument de l'herbe, rêvent de filles qu'ils découvrent dans un catalogue La Redoute qui est, pour eux,« l'éducation sexuelle par correspondance ». Scotchés toute la journée à l'arrêt de bus 26, naufragés de l'école publique, empêtrés dans les petits trafics... La vie de ces jeunes garçons va basculer lorsqu'ils atterrissent par mégarde dans un atelier de théâtre. Belle mise en abyme où la petite bande, avec un étonnement certain, rencontre L'Antigone de Sophocle.Rachid Bouali place au cœur du spectacle une découverte pour ces jeunes: celle des belles lettres et du théâtre. Un parcours semé d’embûches : honte de s’adonner à une activité intellectuelle, difficulté à sortir du personnage de caïd que chacun s’est créé au sein de la cité, confrontation des langages – celui du quartier, déformé, inexact, et celui de l’atelier, emprunté à Chrétien de Troyes ou à Corneille.
" D’une générosité rare, Rachid Bouali vous fera naviguer entre rires et émotion " Le Parisien " Un spectacle empli d’humanité, éloigné des clichés véhiculés à l’envi par les médias sur la banlieue " La Dépèche du Midi " Un spectacle très drôle, souvent émouvant et pétri d’humanité " Télérama TTT
Vendredi 20 octobre Saint-Martin-de-Valgalgues salle Lafare-Alais 20h30
texte Olivier SaccomanoMise en scène Anaïs Assématavec Thomas Garri, Adeline Bracq, Nastasia Singla, Nader Soufi, Fani Carenco, Paul Scanu, Grégory Nardella Compagnie : L’Eau qui Brûle
L’action se passe en été, dans la banlieue d’une grande ville. C’est le 14 juillet, la célébration officielle d’une révolution lointaine, pendant que dans les rues, des jeunes gens qui n’ont jamais porté les armes mènent une bataille dont ils cherchent le nom… Écrit par Olivier Saccomano, porté par sept comédiens et un musicien, ce texte intense explore la crise identitaire de la jeunesse d’aujourd’hui qui n’arrive pas à se faire entendre et n’est pas reconnue. C’est l’histoire de Grim, un jeune homme de 20 ans. Il décide de disparaître en faisant croire qu’il est mort noyé, mais avant, il veut braquer le bar du coin dont il sait que le patron ne vide jamais la caisse le soir. C’est aussi l’histoire d’Anna, du même âge, qui apprend qu’elle est enceinte d’un séducteur sans scrupules. Bouleversée, elle se sent seule, ne sait pas comment affronter cette épreuve, se saoule et se fait embarquer par la police pour état d’ébriété et outrage à agent. Le commissaire, naturellement tendu, est plus agressif encore en cette veille de 14 juillet. Les deux destins d’Anna et de Grimm vont ainsi se croiser…
" Cette pièce me touche profondément. Elle parle aux jeunes parce qu’elle parle des jeunes. Elle doit résonner comme pour leur dire : « Regardez, vous existez ! " Anaïs Assémat, metteuse en scène. " La force de ce spectacle réside dans les comédiens. La puissance de leurs adresses directes aux spectateurs " La Provence " Anaïs Assémat dresse avec brio le portrait fracassant d’une jeunesse en souffrance et désillusionnée " La couleur des planches
Vendredi 27 novembre à la Maison de l’Eau20h30un coaccueil Les AtyPiques - Maison de l’Eau - Le Cratère -
de et par Philippe Durand Compagnie 13.36
« Nàn non la gérance ça me pompe mais c’est absolument génial et puis y a d’l’intelligence et puis y a du partage oh j’adore.…J’adore comment on n’est pas d’accord et comment on a envie de l’être ! » Ces quelques mots disent tout de la langue et du récit, coloré, à l’esprit vif et joyeux de cette expérience d’exploration rurale.A la croisée du documentaire et du théâtre , Philippe Durand est seul en scène mais ce sont des dizaines de paysans qui racontent le Larzac d’aujourd’hui. Il a pris le temps d’écouter pour nous livrer ce récit et rendre ainsi un vibrant hommage aux habitants de ce Causse.Il ne s’agit pas d’un retour sur la lutte emblématique des années 1970, mais bien de raconter le présent avec la création de l’outil de gestion collective réussie. C’est un véritable mélange d’intimités, d’inventions, de réflexions sur notre rapport à la propriété , sur l’agriculture paysanne, émouvant combat pour une autre société. Expérience unique, cette aventure collective, vivante, et exemplaire résonne comme une bulle d’espoir.Bienvenue en utopie.
" On quitte la salle éclairé par le récit net et précis de ces expériences qui ont su faire de l’utopie une réalité " Joelle Gayot. Le Monde … " une merveille d’intelligence collective" Le Canard Enchaîné " Le comédien utilise avec simplicité les outils du théâtre pour incarner les paysans du plateau qui assument une agriculture innovante, basée sur le collectif et la démocratie." Télérama
Vendredi 4 décembrebar Le Prolé 32 rue Bauteville 20h30
Fédération des Associations de Théâtre Populaire Fondée en 1966, la Fédération des Associations de Théâtre Populaire relie des associations de spectateurs de la France entière, du sud au nord, à travers une passion commune, le théâtre. Elle rassemble quinze associations. Elle est un lieu d’échanges, de partage et de circulation des œuvres et des idées.